Causerie : Conscience et perception

 

Question : La conscience peut-elle jamais mourir ?

Réponse Votre question revient à demander : « la vie peut-elle mourir ? ».

Question :  On pourrait répondre oui, les choses vivantes meurent, la vie peut s’éteindre.

Réponse : Les choses meurent, la question est donc : « La conscience peut-elle être une chose, un objet ? ».

Question : Peut-elle être une qualité d’un objet ?

Réponse : Pouvons-nous percevoir la conscience de la même manière que nous percevons un objet ? La conscience, l’ultime agent de perception de toutes mentations, peut-elle être perçue elle-même comme une mentation ?

Question : Non, car il faudrait qu’il y ait un autre agent de perception ! 

Réponse : Oui, elle ne saurait pas l’agent ultime. Donc, ce que nous sommes profondément, ce que nous sentons être, est l’ultime « percevant ».

Nous ne serions pas satisfaits de nous identifier à quoi que ce soit de relatif, d’objectif. Nous ne nous identifions pas à nos mains. Nous avons la conviction, que, même si nous perdions une main, nous demeurions ce que nous étions auparavant. La main et les sensations qu’elle nous procure auraient quitté la scène, mais le témoin de la scène n’aurait subi aucun changement.

Question : Par conséquent celui qui voit la main, puis l’absence de la main reste inchangé ?

Réponse : Oui, la main manquante n’est plus perçue. Donc, de la même manière que nous ne nous identifions pas à notre main, en remontant vers le percevant ultime (ce qui requiert une investigation complète suivie d’une compréhension profonde), il devient clair, à partir d’un certain moment que le corps dans son ensemble est un objet perçu, et nous cessons alors de nous identifier à lui. Nos pensées sont également perçues, et nous cessons également de nous identifier à elles ; nous comprenons que ce que nous sommes vraiment est la conscience.

Nous transcendons toute limitation, et nous nous identifions désormais à la vie même, à la présence. A ce stade, tout apparaît dans la vie, disparaît dans la vie et la vie elle-même est le principe ultime dont dépend toute chose. Même la naissance, l’existence et la mort au niveau relatif en dépendent. Toute apparition, disparition ou changement empruntent leur réalité apparente à la présence de l’éternel.

 

                                                            D’après l’ouvrage « le sens des choses » de Francis Lucille

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