Le relationnel

 

Les relations

Nos premières expériences avec nos parents et autres personnes forgent nos croyances et nos schémas relatifs aux relations, et par la suite ces structures accompagnent et influences toutes nos relations, jusqu’à ce que nous découvrions qui nous sommes vraiment. Quel que soit le jeu que nous jouons, ceux avec qui nous entretenons une relation deviennent, pour la plupart, des comparses dans ce jeu, le renforcent et l’alimentent. Si nous avons besoin d’être désiré, nous allons créer ceux ou celui qui nous désirera. Si nous avons besoin d’être rejeté, alors nous allons attirer le rejet. Il y a autant de variantes qu’il y a de gens. Ces schémas relationnels ne sont qu’une confirmation de nos croyances et appétits particuliers, et ils reflètent "CELA" que nous n’avons pas encore découvert.

« Ils sont à leur place et participent simplement au principe caché d’amour inconditionnel qui nous invite à voir une autre possibilité. ››

Ce dont nous faisons l’expérience sous la forme d’une relation, dans notre monde de temps et de séparation, ressemble à un pont entre un autre et nous-mêmes. Cela peut être un échange de sentiments, d’intérêts ou d’enthousiasme, de rires ou de larmes, de pensées ou de réflexion. Un fragment communiquant avec un autre. Nous nous relions à ce que nous projetions là-bas, au dehors de nous-mêmes, sans qu’il y ait fusion véritable au sens le plus plein. On dirait plutôt une communication entre deux projections, deux conditionnements, deux schémas ou le contentement de deux égos à se frotter l’un à l’autre.

La plupart du temps quand nous rencontrons une personne pour la première fois, notre ordinateur mental inscrit souvent l’autre dans une boite où nous le gardons emprisonné. Parfois, nous allons étendre une partie de la boite ici et là, ou bien carrément l’agrandir ou la rétrécir. De cette manière nous restons en sécurité et nous entrons en relation avec nos concepts relatifs à la personne, plutôt qu’avec ce qu’elle est réellement.

Quand nous nous efforçons de devenir ce que nous pensons être notre objectif, nous vivons dans un état de comparaison avec les autres, ou nous les voyons comme nos juges. C’est une sorte de compétition subtile. Nous pouvons voir aussi l’autre comme celui qui, nous l’espérons, sera capable d’effacer notre sentiment de manque. Il peut se présenter à l’image que nous désirons projeter, ou il peut renforcer notre sentiment de valeur personnelle. Il peut même nous stimuler ou nous réconforter par sa présence - Il remplit un besoin.

‹‹ La manière dont nous entrons en relation avec les autres est un reflet terriblement exact de la relation la plus fondamentale de toutes ; celle que nous entretenons avec nous-mêmes. ›

Lorsque nous découvrons qui nous sommes, il n’est plus question de relations selon les modes connus par nous dans le passé et avec lesquels nous avons opérés jusque-là. Dans cette présence ouverte et accueillante, révélant qui nous sommes vraiment, il n’est nul besoin de souvenirs ou de répétitions, de comparaison ou d’attentes sous quelques formes de schémas que ce soit. Nul lieu pour qu’une partie en rencontre une autre. Il n’y a aucune distance entre elles, et de ce fait, nul besoin de rentrer en relation.

‹‹ Toute notre énergie est baignée d’une fraîcheur continuelle et immergée dans la célébration de simplement " CE QUI EST " ››

C’est une communion faîte d’offrande et de gratification spontanées, qui peut illuminer ces moments où nous revenons en relation. Souvent il y a le silence car il n’est nul besoin de remplir le vide, vu auparavant comme menaçant. Ces silences sont emplis du fait d’être simplement ensemble entraînés dans le ballet incessant de l’existence.

Cropped bouddhisme paris1


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