Le goût de la vérité selon Aristote

Si nous savions écouter nos désirs à leur véritable profondeur, nous trouverions intacte la soif de connaître, le goût de la vérité. C’est une des aspirations les plus profondes de notre esprit. Un chercheur le sait, il le mesure à la joie qu’il éprouve lors de ses découvertes.

Tout homme porte en lui cette vocation de chercheur de vérité, sur lui-même et sur le monde.

Tous les êtres humains désirent naturellement savoir ; ce qui le montre, c’est le plaisir causé par les sensations, car en dehors même de leur utilité, elles nous plaisent par elles-mêmes. C’est tout simplement le désir d’un savoir gratuit. Un savoir qui n’est pas justifié par l’utilité pratique. Il ne sert ni à mieux gouverner, ni à construire sur le plan matériel, ni à diriger des affaires. C’est un savoir qui ne vise rien d’autre que lui-même et qui est comme une lumière intérieure qui réjouit le chercheur.

L’intelligence humaine trouve son bien et sa joie dans le seul fait de connaître, dans l’intelligibilité des choses. Cette joie et capacité à découvrir, on le trouve chez l’enfant qui s’étonne de ce qu’il trouve, et l’admire. Il est important et souhaitable de garder cette capacité d’être saisi par les choses, saisi par leur beauté. L'esprit d'étonnement et la joie qui l'accompagne sont un indice sur du bonheur de connaître et de comprendre.

La pensée vraie commence par l’étonnement ; comme si, avant de se mettre en route, l’esprit avait besoin de s’arrêter sur les choses qu’il va découvrir. C’est un premier éblouissement en attendant l’émerveillement plus profond au bout du chemin, c’est ce que l’on peut nommer  " la contemplation " .

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