Le paradoxe au cœur de la création

« L’absence est présence. La vérité est pleine. La conscience n'est pas séparée de son contenu. »

 

Lorsque l'absence et la présence se rencontrent et implosent, lorsque le vide et la forme s'épousent et disparaissent, lorsque celui qui voit s'effondre en ce qui est vu, lorsque le sujet et l'objet deviennent fous, des amants fous, et disparaissent dans l'air raréfié, que reste-t-il ?

Lorsque tous les concepts du monde sont vus pour n'être que des concepts, lorsque la pensée retrouve son rythme naturel, lorsque la recherche futile du mental simiesque vient enfin à se reposer, qu'est-ce qui est présent ?

Au-delà de l'éveil, au-delà de l'illumination, au-delà du réel et de l'irréel, au-delà de l'existence et de la non existence, au-delà de ce qui est et de ce qui n'est pas, au-delà du soi et du non soi, au-delà de la dualité et de la non dualité, au-delà de la vie et de la mort, au-delà des au-delà, qu'est-ce qui brille ?

Qu'est-ce qui nous a donné la vie, qu'est-ce qui nous porté hors de lui-même, il y a des éons de cela, de manière à se connaître, se toucher, se sentir, se voir ?

Qu'est-ce qui nous tient, nous aime, nous embrasse toujours, telle une mère qui prend soin de son nouveau-né ?

Qu'est-ce qui nous a toujours rappelé à soi, et ce depuis le tout début ?

« Ceci. Seulement ceci. Toujours ceci. A jamais ceci. »

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