La méditation

 Dans la Prâjnapâramita (texte bouddhique d’origine indienne) les degrés de concentration, lors de la pratique méditative, sont ainsi énumérés :

_ La méditation comprenant le raisonnement et l’investigation.
_ La méditation où le raisonnement cesse, ne laissant que l’investigation.
-  La méditation où raisonnement et investigation ayant cessé, l’esprit demeure dans un calme Inébranlable.

Il est à noter que quels que soit l’objet matériel ou l’idée abstraite choisis comme thème de méditation, ils peuvent servir de base à des investigations, à des raisonnements, et sont propres à amener l’esprit cheminer, par voie d’effacements successifs, jusqu’au calme parfait.

Le terme d’effacement correspond bien à l’effet qui se produit. Il ne s’agit nullement de rejeter le raisonnement et l’investigation par un effort voulu ou prémédité, car l’activité de tous deux diminue graduellement, ils pâlissent, s’effacent à mesure que la vue pénétrante révèle une réalité si évidente qu’elle ne laisse place pour aucune recherche, aucune discussion.

L’état de calme suprême fruit de ces méditations est souvent comparé à celui d’un lac dont aucune brise ne ride la surface, laissant celle-ci unie comme un miroir, reflétant ainsi le ciel sans aucune déformation à son image.

C’est un état intelligent, tout à fait différent de la torpeur ou des ravissements mystiques. Les adeptes de cette pratique méditative déclarent que dans cet état de calme complet l’on est capable de percevoir soudainement, des aspects physiques ou mentaux de choses que l’on n’avait jamais discernées jusque-là.

Pour exprimer cet état, les Tibétains font usage de l’expression « voir davantage » ou « voir le restant ». C’est-à-dire discerner au-delà des apparences, de la vue de surface. C’est développer la vue pénétrante qui touche le fond même de toutes choses.

L’éveil de la vue pénétrante permet de percevoir les vérités dans toute leur amplitude et leurs sources cachées ; bases de l’enseignement du Bouddha : la souffrance – la suppression de la souffrance.
La voie qui conduit à la suppression de la souffrance présente trois caractéristiques :

 » Impermanence — Souffrance — absence d’ego »

 

Ratnasambhava2

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