2/ le petit garçon et le mystère de Dieu

L'approche méditative

 Autour de ses neuf ans, pendant la période des grandes vacances, son esprit étant plus disponible aux choses dites moins indispensables, telles que jouer, rêver, etc...,  le mystère de Dieu, enfoui au plus profond de son être persistait et l'interrogation prenait de en plus de place dans son mental.

 N'ayant eu jusqu'à ce moment, aucune réponse satisfaisante de la part de l'abbé, même lors des cours d'éducation religieuse, l'enfant décida que, dans la maison de Dieu, il devrait finir par en trouver une.

 Ce qu'il voulait surtout, c'était converser avec le Tout-Puissant, tout seul. Mais seul, dans la maison du Seigneur, ce n'était pas chose facile à faire. Il se rendit compte bien vite, qu'il n'était pas le seul, en dehors des offices, à vouloir s'adresser à Dieu en solitaire. Et puis, voir un tout jeune garçon méditer régulièrement en ces lieux, au lieu d'aller s'amuser avec ceux de son âge, amènerait tôt ou tard, à fournir des explications à tout le village, et particulièrement aux copains moqueurs.

 Une autre solution lui vint à l'esprit, celle de demander à l'abbé, un endroit proche de la maison de Dieu pour pouvoir méditer à sa guise. A sa demande, l'abbé lui prêta une pièce vacante réservée aux moines et officiants de passage, en lui affirmant qu'il pourrait venir en ces lieux sans être dérangé, pendant tout le temps des vacances.

 Là commença pour lui, les premiers vrais contacts avec la prière. En un coin de la pièce, dans une malle, l'enfant trouva tout le nécessaire pour officier (cloche, ciboire, encensoir ...) qu'il installa sur la cheminée faisant office d'autel. Il ne restait plus qu'à demander la permission au maître des lieux de se procurer un peu d'encens. L'abbé accepta volontiers; cela même l'amusait, peut-être que tout ceci lui remettait en mémoire sa fougue d'antan, lors de ses premiers pas sur le sentier spirituel ?

 L'enfant passa des heures en prière, plusieurs fois par semaine; ce qui l'amena à vivre quelques moments de délicieuses joies intérieures. L'intensité de ses méditations lui en faisait même oublier la question primordiale qui l'avait fait progresser jusque là, à savoir que "le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont qu'Un".

 

 (Voir suite III)

Ratnasambhava2

 

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